Skip to main content

Introduction

Le mobbing (ou harcèlement moral) au travail n’est pas seulement une question de climat ou de stress: il peut avoir des conséquences juridiques directes, tant pour les employés que pour les employeurs.

Une décision récente du Tribunal fédéral illustre parfaitement l’importance des enquêtes externes dans l’appréciation d’un licenciement lié à des signalements de harcèlement moral.

Dans un arrêt récent, une salariée ayant signalé des comportements de mobbing a été licenciée.

La question centrale est de savoir jusqu’où l’employeur doit aller pour enquêter et protéger le collaborateur avant qu’un licenciement ne soit considéré comme justifié.

Contexte

Une employée a été licenciée après avoir signalé des comportements de mobbing dans son service. Elle contestait le licenciement, estimant que l’Étude n’avait pas mené d’enquête interne suffisante pour clarifier la situation.

Le Tribunal fédéral a confirmé la décision cantonale, considérant que l’enquête administrative externe avait permis de constater une rupture du lien de confiance justifiant le licenciement.

Points clés de la décision

  • L’enquête administrative externe peut suffire lorsqu’elle établit les faits de manière fiable.
  • L’employeur doit prendre des mesures appropriées face aux signalements de harcèlement.
  • La rupture du lien de confiance constitue un motif valable de licenciement si les mesures de protection ont été adéquates.

À retenir pour les employeurs et salariés

  • Les signalements de mobbing doivent être pris au sérieux, mais la réponse proportionnée de l’employeur est déterminante.
  • La qualité et la suffisance des mesures prises, notamment via des enquêtes externes, sont des critères centraux.
  • Il est important d’avoir des procédures claires pour traiter les plaintes, incluant le recours à des enquêtes internes ou externes.

Conclusion

La gestion des situations de mobbing doit être structurée, documentée et transparente. Les enquêtes externes jouent un rôle déterminant pour établir les faits de manière fiable devant les tribunaux.

Notre Étude accompagne employeurs et salariés dans ce type de situations, y compris par le biais d’enquêtes internes et externes. Jean-François Cuénod, au sein de l’Étude, se charge spécifiquement de ces enquêtes en matière de mobbing, garantissant rigueur et impartialité.

Pour toute question relative à la gestion du mobbing, à la protection des collaborateurs ou à la validité d’un licenciement, notre Étude se tient à votre disposition.

Référence:
Tribunal fédéral, arrêt 1C_171/2024 du 11 avril 2025


Privacy Preference Center